21 janv. 2013 08h55 HE
MONTRÉAL, QUÉBEC--(Marketwire - 21 jan. 2013) - Le Comité pour la justice sociale de Montréal (CJS) suggère que le Canada devrait refuser de soutenir financièrement la Banque mondiale sans l'assurance que le financement est conforme à la loi canadienne. Depuis 1975, le CJS est engagé dans l'éducation et la sensibilisation sur les droits humains et le développement économique.
Le CJS a fait valoir que le financement de la Banque mondiale n'est pas conforme à la Loi sur la responsabilité en matière d'aide au développement officielle, de 2008, qui exige cohérence et conformité avec les normes internationales en matière de droit de la personne, soit les « normes fondées sur les conventions internationales en matière de droits de la personne auxquelles le Canada est partie et sur le droit coutumier international. »
Le Canada a fourni aux programmes de la Banque mondiale environ 1,12 milliard de dollars en 2011 - 440 millions de l'ACDI et 675,5 millions de dollars du ministère des Finances.
La Banque mondiale n'a pas de politique de droits humains. Elle n'a pas à se conformer aux lois et aux normes relatives aux droits humains ni a prendre en considération leur violation, et elle soutient des régimes où les violations des droits humains par les autorités étatiques sont systémiques et massives.
Par exemple, les autorités de l'Ouzbékistan emprisonnement et la torturent régulièrement des journalistes et des militants de la société civile, l'impunité fait loi en raison du dysfonctionnement du système judiciaire. La Banque mondiale n'a pas considéré cet abus comme un facteur quand elle s'est engagée à verser 1,3 milliard de dollars au régime pour 2012-15. Lorsque le programme de l'Ouzbékistan a été présenté au conseil d'administration de la Banque mondiale pour approbation, le Canada a voté pour le soutenir.
« Pourquoi les Canadiens devraient donner un milliard de dollars à une agence internationale qui n'a pas de normes de droits humains? » demande le Directeur général du CJS Derek MacCuish. « L'intention de la loi est de promouvoir les droits humains avec l'argent de l'aide canadienne, mais l'argent qui va à la Banque mondiale ignore ces obligations ».
La Banque mondiale est en train de revoir ses politiques, et les droits humains font partie de ces discussions, y compris une consultation à Ottawa, le mardi 22 janvier. Mais tant que les Canadiens ne peuvent être assurés que leur argent est utilisé en conformité avec la loi et en faveur des droits humains, le CJS affirme que le financement doit cesser.